Bourvil (1917-1970)

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Bourvil (1917-1970)

Message par Cooper le Mar 19 Avr - 18:26

Bourvil,
de son vrai nom André Robert Raimbourg, acteur et chanteur français, né le 27 juillet 1917
à Prétot-Vicquemare (Seine-Maritime) - Décédé le 23 septembre 1970 à Paris (XVIe).

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BIOGRAPHIE (Un grand qu'on n'a pas oublié)

Acteur et chanteur français très connu, Bourvil fait partie de la culture cinématographique, artistique et populaire de la France et reste ancré dans les mémoires comme l'acteur de la gentillesse.

De son vrai nom, André Raimbourg, Bourvil est né en 1917 et s'est éteint en 1970.

Il ne connait pas son père, mort avant sa naissance à la guerre, et grandit avec sa mère et son nouveau mari dans le village de Bourville, qui lui inspirera son nom de scène.

D'abord apprenti boulanger, il part en région parisienne pour tenter une carrière musicale et fait quelques radio-crochets. Il s’installe avec sa femme Jeanne (épousée en 1943) à Vincennes dans un minuscule appartement de la rue des Laitières, au septième étage, sous les toits où il restera jusqu’en 1947.

Il connait le succès après la Libération comme chanteur d'opérette et surtout comme acteur de cinéma. Sa carrière débute vraiment en 1945 avec la chanson Les Crayons, grâce à laquelle il fait sa première apparition au cinéma la même année dans La Ferme du pendu, de Jean Dréville.

D'abord cantonné dans un personnage de paysan niais et ridicule, il incarne ensuite des rôles tour à tour comiques (Le Corniaud, 1964, La Grande Vadrouille, 1967) et dramatiques (Les Grandes Gueules, 1965, Le cercle rouge, 1970) mais toujours empreints d'une grande sensibilité comme dans La Traversée de Paris (1956).

Parmis ses autres films célèbres, on peut citer également L'Arbre de Noël de Terence Young, Le Cerveau de Gérard Oury, La Grosse Caisse d'Alex Joffé, ou encore Le Capitan d'André Hunebelle où il incarne le roi des baladins (1960).

Bourvil se fait lentement un nom et tourne dans une dizaine de films avant d'obtenir son premier grand rôle dans "Le Passe-Muraille" en 1951. En parallèle à sa carrière au cinéma, Bourvil n'abandonne pas le théâtre ou il va jouer principalement pendant les années cinquante et la chanson avec près de trois cents chansons enregistrées. Au début des années soixante, Bourvil est devenu un personnage incontournable. Sa rencontre à l'écran avec Louis De Funès en 1964 dans "Le Corniaud" va apporter un nouvel élan populaire à l'acteur déjà largement reconnu.

Ils se retrouvent en 1966 dans "La Grande Vadrouille" qui restera jusqu'en 2008 le record du box-office français avec plus de 17 millions de spectateurs. Au sommet de sa gloire, Bourvil va enchainer les succès : "Le Cerveau", "Le Cercle Rouge" ou "Le Mur de l'Atlantique". Ces deux derniers films étant sortis quelques semaines après la mort de Bourvil d'un cancer le 23 septembre 1970. André Bourvil reste aujourd'hui l'un des acteurs préférés des Français et a marqué de son nom l'histoire du cinéma.

Bourvil meurt jeune, en septembre 1970, à 53 ans, de la maladie de Kahler et a eu 2 fils. Artiste complet, il chantait, jouait de nombreux instruments et était très cultivé. Ce bonhomme à la figure toujours aimable reste dans la mémoire des français l'un des acteurs les plus appréciés et a influencé nombre d'artistes après lui.


Décès et derniers films

Puis en 1967, lors du tournage des Cracks, le couperet tombe. Au faîte de sa gloire, Bourvil apprend qu'il est atteint de la maladie de Kahler, aussi connue sous de le nom de myélome multiple. Ses jours sont comptés. Il vivra en fait trois ans de plus, jusqu'à ce jour du 23 septembre 1970 où il s'éteint, à l'âge de 53 ans. Il venait de terminer le tournage du Cercle rouge avec Alain Delon et Yves Montand. Il repose à Montainville (Yvelines), village où il avait sa maison de campagne.

Son dernier film, tourné juste après Le Cercle rouge, fut Le Mur de l'Atlantique. Ces deux films sortirent quelques semaines après sa mort.

À ses obsèques étaient présents : Alain Delon, Yves Montand, Jean Poiret, Francis Blanche, François Périer, Terry-Thomas, Jean-Paul Belmondo, Gérard Oury, David Niven, Salvatore Adamo, Patrick Préjean, Robert Hirsch, Louis de Funès, Yves Robert, Danièle Delorme, Jean-Pierre Melville, André Hunebelle, Marcel Camus, Jean-Pierre Mocky, Jean Marais, Michèle Morgan, Laurent Terzieff, Lino Ventura, Fernandel, Gilles Grangier, Jean Gabin, Serge Reggiani, Pierrette Bruno, Jean-Claude Brialy, Bernard Blier ou encore Claude Autant-Lara pour ne citer que ceux-là...

Jeanne Lefrique, son épouse, née en 1918, mourut le 26 janvier 1985 dans un accident de voiture, alors qu’elle se rendait de Paris à Montainville sur la tombe de son époux.


FILMOGRAPHIE (1941-1970)
(**: ayant une version colorisée)

1941 : Croisières sidérales d'André Zwobada : figuration sous le nom d'Alain Grimor, un scientifique au début du film
1945 : La Ferme du pendu de Jean Dréville : le bourrelier, un villageois et chanteur à la noce
1946 : Pas si bête d'André Berthomieu, Léon Ménard (*), le paysan
1947 : Blanc comme neige d'André Berthomieu : Léon Ménard (*), le jeune paysan veilleur de nuit
1947 : Le Studio en folie, court métrage de Walter Kapps : Bourvil y tient son propre rôle
1947 : Par la fenêtre de Gilles Grangier : Gaston, dit « Pilou », peintre en bâtiment
1948 : Le Bal du comité de défense, court métrage muet, réalisation anonyme : Bourvil y tient son propre rôle
1949 : Le Cœur sur la main d'André Berthomieu : Léon Ménard (*), le bedeau musicien
1949 : Le Roi Pandore d'André Berthomieu : Léon Ménard (*), le gendarme
1949 : Miquette et sa mère d'Henri-Georges Clouzot : Urbain de la Tour-Mirande
(* : nom du second mari de sa mère, qui l'a élevé)

1950 : Le Rosier de madame Husson de Jean Boyer : Isidore, le benêt au prix de vertu
1951 : Seul dans Paris d'Hervé Bromberger : Henri Milliard, le jeune marié
1951 : Le Passe-muraille (Mister Peek a Boo) de Jean Boyer : Léon Dutilleul, modeste fonctionnaire (**) (« Mister Peek a Boo » dans la version anglaise)
1952 : Cent francs par seconde de Jean Boyer : Bourvil est un invité d'honneur
1952 : Le Trou normand de Jean Boyer : Hippolyte Lemoine, le dadais (**)
1952 : Grrr, court métrage d'André Rigal : Bourvil y fait une participation
1953 : Les Trois Mousquetaires d'André Hunebelle : Planchet, valet de d’Artagnan
1953 : Étoiles au soleil, court métrage de Jacques Guillon : Bourvil y fait une participation
1954 : Cadet Rousselle d'André Hunebelle: Jérôme Baguindet
1954 : Le Fil à la patte de Guy Lefranc : Camille Bouzin, clerc de notaire compositeur
1954 : Poisson d’avril de Gilles Grangier: Émile Dupuy, mécanicien auto
1954 : Si Versailles m'était conté... de Sacha Guitry : un guide du musée de Versailles
1955 : Les Hussards d'Alex Joffé: Flicot, un soldat de l'armée napoléonienne
1956 : La Traversée de Paris de Claude Autant-Lara : Marcel Martin, chauffeur de taxi au chômage (**)
1956 : Le Chanteur de Mexico de Richard Pottier : Bilou, l'ami de Vincent
1958 : Les Misérables, film tourné en deux époques de Jean-Paul Le Chanois : Thénardier, l'aubergiste de Montfermeil
1958 : Le Miroir à deux faces d'André Cayatte : Pierre Tardivet, professeur de calcul
1958 : Sérénade au Texas de Richard Pottier :Me Jérôme Quillebœuf, notaire
1958 : Un drôle de dimanche de Marc Allégret : Jean Brevent, publicitaire à « Publiparis »
1959 : La Jument verte de Claude Autant-Lara : Honoré Haudouin, paysan
1959 : Le Bossu d'André Hunebelle : Passepoil, le compagnon de Lagardère
1959 : Le Chemin des écoliers de Michel Boisrond: Charles Michaud, entrepreneur intermédiaire

1960 : Fortunat d'Alex Joffé : Noël Fortunat, le braconnier passeur
1960 : Le Capitan d'André Hunebelle : Cogolin, le roi des baladins
1961 : Le Tracassin ou Les Plaisirs de la ville d'Alex Joffé : André Loriot, laborantin
1961 : Dans la gueule du loup de Jean-Charles Dudrumet : Bourvil fait une apparition dans ce film
1961 : Tout l'or du monde de René Clair : Mathieu Dumont et ses fils, Toine et Martial
1962 : Les Bonnes causes de Christian-Jaque : le juge Albert Gaudet
1962 : Un clair de lune à Maubeuge de Jean Chérasse : Bourvil chante la chanson à la télévision
1962 : Les Culottes rouges d'Alex Joffé : Fendard, le prisonnier poltron
1962 : Tartarin de Tarascon de Francis Blanche : apparition en curé dans ce film
1962 : Le Jour le plus long (The Longest Day) de Ken Annakin : le maire de Colleville
1963 : La Cuisine au beurre de Gilles Grangier : André Colombet, le cuisinier normand (**)
1963 : Le Magot de Josefa de Claude Autant-Lara : Pierre Corneille, petit escroc
1963 : Un drôle de paroissien de Jean-Pierre Mocky : Georges Lachaunaye, noble déchu
1964 : Reflets du temps passé, court métrage de Marcel Leray : Bourvil y tient son propre rôle
1964 : Le Majordome de Jean Delannoy : apparition en vrai fiancé d'Agnès à la fin du film
1964 : La Cité de l'indicible Peur ou La Grande Frousse de Jean-Pierre Mocky : l’inspecteur Simon Triquet
1964 : Le Corniaud de Gérard Oury : Antoine Maréchal, modeste commerçant en vacances
1965 : Guerre secrète (The Dirty Game) de Christian-Jaque : sketch de Bourvil, Michel Lalande, agent secret
1965 : La Grosse Caisse d'Alex Joffé : Louis Bourdin, employé R.A.T.P et écrivain
1965 : Les Grandes Gueules de Robert Enrico : Hector Valentin, bûcheron
1966 : La Grande Vadrouille de Gérard Oury : Augustin Bouvet, peintre en bâtiment
1966 : Trois enfants dans le désordre de Léo Joannon: Eugène Laporte, entrepreneur de travaux publics
1967 : Les Arnaud de Léo Joannon : le juge Henri Arnaud
1967 : Les Cracks d'Alex Joffé : Jules Auguste Duroc, inventeur
1968 : Gonflés à bloc ou Le Rallye de Monte-Carlo (Monte Carlo or Bust) de Ken Annakin : Monsieur Dupont
1968 : La Grande Lessive (!) de Jean-Pierre Mocky : Armand Saint-Just, professeur de lycée
1969 : Le Cerveau de Gérard Oury : Anatole, le copain d'Arthur
1969 : L'Arbre de Noël (The Christmas Tree) de Terence Young : Verdun
1969 : L'Étalon de Jean-Pierre Mocky : William Chaminade, vétérinaire
1970 : Clodo de Georges Clair : Gaston, le père vivant sur le tableau
1970 : Le Cercle rouge de Jean-Pierre Melville : le commissaire Matteï
1970 : Le Mur de l'Atlantique de Marcel Camus : Léon Duchemin, restaurateur normand


DISCOGRAPHIE (1945-1970)

Bourvil a mené, parallèlement à sa carrière cinématographique, une carrière au music-hall et à l'opérette, durant laquelle il interpréta près de 300 chansons. Jouant le plus souvent des personnages de gentil, voire de benêt, il en chanta aussi souvent durant plus de la première moitié de sa carrière au cinéma. Parmi les plus connues :

1945 : Les Crayons, paroles de Bourvil et musique d'Étienne Lorin, chanson du film La Ferme du pendu.
1946 : Pour sûr, paroles de Jean Rafa et Bourvil et musique de Jean Rafa et Émile Prudhomme, chanson du film Pas si bête.
1947 : C'est l'Piston, chanson du film Blanc comme neige.
1947 : La Rumba du pinceau, paroles de Bourvil et musique d'Étienne Lorin et Sterval, chanson du film Par la fenêtre.
1949 : La Tactique du gendarme, du 4e film d'André Berthomieu avec Bourvil, Le Roi Pandore, paroles de Bourvil et Lionel Leplat, musique d'Étienne Lorin.
1952 : Langage bébé ou Les Enfants Fan-Fan, paroles de Bourvil dès 1937 pour amuser ses copains de régiment, chanson du film Le Trou normand. Version colorisée de la chanson
1954 : Aragon et Castille de Boby Lapointe, dans le film Poisson d'avril.
1956 : Monsieur Balzac de Raymond Lévesque en hommage à Balzac
1956 : Quand on est deux amis, avec Luis Mariano dans le film Le Chanteur de Mexico.
1958 : Je t'aime bien (Casimir et Capucine) en duo avec Pierrette Bruno, dans l'opérette Pacifico.
1958 : Ballade irlandaise, paroles d'Eddy Marnay et musique d'Emil Stern.
1959 : Salade de fruits, paroles de Noël Roux, musique d'Armand Canfora et Noël Roux.
1960 : Ma p'tite chanson, paroles de Robert Nyel et musique de Gaby Verlor.
1960 : Pour se parler d'amour, toujours avec Pierrette Bruno, dans le film Le Capitan (ainsi que Baladin)
1961 : C’était bien, plus connue sous le nom apocryphe du Petit bal perdu, paroles de Robert Nyel et musique de Gaby Verlor.
1962 : Un clair de lune à Maubeuge, paroles de Pierre Perrin & de Claude Blondy, musique de Pierre Perrin, chanson du film éponyme de Jean Chérasse.
1963 : La Tendresse, paroles de Noël Roux et musique d'Hubert Giraud.
1963 : Un air de jeunesse, paroles de Bernard Dimey et musique d'Henri Salvador, dans le film Le Magot de Josefa.
1967 : Les Girafes, paroles et musique de Michel Berger.
1970 : Ça (Je t'aime...moi non plus), duo avec Jacqueline Maillan, paroles de Serge Gainsbourg et Marcel Mithois, musique de Serge Gainsbourg, une parodie par Maillan et Bourvil de l'œuvre tubuesque de Gainsbourg.
1970 : Pauvre Lola, duo avec Jacqueline Maillan, paroles de Serge Gainsbourg et Bourvil, musique de Serge Gainsbourg.

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Re: Bourvil (1917-1970)

Message par Michel Vaillant le Mar 19 Avr - 20:47

Merci Cooper pour la biographie , de cet artiste très cher a mon cœur Wink
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Re: Bourvil (1917-1970)

Message par Cooper le Mer 20 Avr - 15:30

Michel Vaillant a écrit:Merci Cooper pour la biographie , de cet artiste très cher a mon cœur Wink

Bonjour MV, oui pour moi aussi Bourvil fait partie de mes acteurs privilégiés, un excellent artiste et comique de son époque, qui nous manque au combien, par ses rires et ses gages hilarants, une personnalité attachante et une joyeuse bouille que nous n'oublirons jamais.
Pendant mon enfance mon pére avait pas mal de ses disques et hormis la célébre "TACTIQUE DU GENDARME"
celle qui suit, je m'en souviens comme-ci s'était hier ...


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